Le don d'un rein de son vivant fournit à ceux qui sont en attente d'une transplantation une alternative viable à la transplantation d'un organe provenant d'une personne décédée.
Les donneurs vivants doivent être âgés d'au moins 18 ans et, en général, de moins de 70 ans. Ils doivent être en bonne santé et ne pas présenter de signes significatifs de tension artérielle élevée, de diabète, de cancer, de maladie du rein ou du c?ur ou d'hépatite. Le sexe et la race ne constituent pas des facteurs susceptibles d'avoir une influence sur la possibilité de faire un don.
La première étape de l'évaluation consiste à déterminer si le donneur vivant potentiel est en bonne santé et possède un groupe sanguin compatible avec celui du receveur. Si le donneur et le receveur ont des groupes sanguins compatibles, on reverra en détail les antécédents médicaux du donneur et on procédera aussi à un examen médical complet, y compris prise de sang et test d'urine, une radiographie pulmonaire et un électrocardiogramme. Les donneurs potentiels de sexe féminin subissent aussi un examen gynécologique et une mammographie en vue de s'assurer qu'elles ne souffrent d'aucune maladie grave. Si les contrôles de santé et les tests en laboratoire sont normaux, d'autres tests de compatibilité entre le donneur et le receveur seront effectués.
Il y a plusieurs avantages au don d'un rein vivant, notamment :
Il y a un risque un peu plus élevé d'hypertension, de maladie de rein et d'insuffisance rénale. Il y a aussi des possibilités de de blessure au rein restant.
Même si le taux de réussite des transplantations réalisées à partir d'un rein vivant est élevé, les risques de complications sont bien réels. Parmi celles-ci, on note le rejet de l'organe par le receveur ou la défaillance de l'organe greffé, provoquée par la maladie qui a provoqué à l'origine la défaillance de l'organe du receveur.
En Ontario, les coûts d'un tel don, y compris les tests en laboratoires, les radiographies, les consultations médicales et l'hospitalisation sont assumés par la RAMO. Les coûts pour le donneur sont le temps où celui-ci doit s'absenter du travail (s'il ne dispose pas de congés de maladie payés ou d'assurance de l'employeur), les frais de déplacement et de garde des enfants, s'il y a lieu.
Non. Le don d'un organe de son vivant est un cadeau que l'on fait à un receveur sans attendre de compensation financière ou matérielle quelle qu'elle soit.
Oui. Cette forme de don s'appelle un don anonyme. Elle survient lorsqu'un donneur vivant n'est ni apparenté, ni connu du receveur. Présentement, le don anonyme est possible dans le cadre de certains programmes aux États-Unis et par l'intermédiaire de la B.C. Transplant Society. Pour obtenir plus de renseignements sur l'état actuel des dons anonymes en Ontario, appelez le conseiller aux dons d'organes vivants du Réseau Trillium au (416) 363-4001 ou au 1 800 263-2833.
On parle d'échange jumelé lorsque deux donneurs volontaires, mais indépendants, ne sont ni l'un ni l'autre en mesure de faire un don d'organe en raison d'une incompatibilité de leur groupe sanguin (ABO). Dans le cadre de ce programme, chaque donneur volontaire est jumelé avec le receveur potentiel de l'autre donneur afin que chacun puisse recevoir un rein dont le groupe sanguin sera compatible avec le sien. Ce programme d'échange jumelé fait actuellement l'objet d'un projet-pilote à l'Hôpital St. Michael's et au University Health Network du Toronto General Hospital.
Vous devez trouver quel est votre groupe sanguin. Si vous ne le connaissez pas, voyez votre médecin de famille afin d'obtenir une analyse sanguine. Si vous avez l'habitude de donner du sang, votre carte de donneur fera l'affaire.
Oui. Un rein est en mesure de fonctionner chez les adultes jusqu'à plus de 90 ans, mais les donneurs doivent être âgés d'au moins 18 ans.
La transplantation est prévue au moment où le donneur et le receveur sont au mieux de leur santé.
Le don d'un rein vivant est l'une des opérations les plus fréquentes et peut être réalisée soit par néphrectomie ouverte (par l'abdomen) ou par laparoscopie. Dans le cas d'une opération par l'abdomen, on pratique une incision d'environ 25,4 cm (10 po) sur le côté gauche du corps, le long de la base de la côte inférieure jusqu'au milieu de l'abdomen. C'est le rein gauche qui est le plus souvent retiré, parce qu'il n'est pas obstrué par le foie. On peut aussi procéder suivant un nouveau type d'intervention connu sous le nom de « néphrectomie par laparoscopie ». Dans ce cas, on retire le rein du donneur par de petites incisions pratiquées sous le nombril.
La néphrectomie ouverte ou opération par le ventre dure de deux à trois heures, la néphrectomie par laparoscopie dure de trois à quatre heures.
Dans le cas d'une néphrectomie ouverte, le séjour à l'hôpital est de quatre à six jours, suivis d'une convalescence de six à dix semaines pour une récupération complète. Pour une néphrectomie par laparoscopie, le séjour à l'hôpital est de trois à quatre jours et, dans bien des cas, le donneur peut retourner au travail trois à quatre semaines plus tard.
Oui. Le chirurgien doit habituellement voir le donneur deux semaines après l'opération. Six à neuf semaines plus tard, des tests de sang et d'urine sont aussi prévus en vue de s'assurer que le rein restant du donneur continue de bien fonctionner. Cette évaluation ne nécessite pas d'hospitalisation.
Oui. Il est prouvé que le don d'un rein vivant a peu de répercussions, sinon aucune, sur la santé. Le rein restant grossit légèrement après l'opération afin de faire le travail qui était fait auparavant par deux reins au lieu d'un.
Réfléchissez bien à votre décision avant d'exclure complètement cette possibilité. Essayez de recueillir le plus de renseignements possible afin de pendre une décision éclairée. Le choix de donner un organe de son vivant doit être fait de manière volontaire, sans que vous y soyez contraint. Si vous sentez que l'on vous pousse à faire un don, le tout ne fera que rendre votre décision plus difficile. Discutez de la question avec l'équipe de transplantation ou avec le conseiller aux dons d'organes vivants, qui pourront vous soutenir dans votre décision.
Des études révèlent que les conséquences du don d'un rein et que l'incidence légèrement plus élevée d'hypertension et de protéinurie qui surviennent lors de don d'un rein vivant peuvent être gérées efficacement à l'aide de soins de suivi appropriés, y compris des examens réguliers, des analyses sanguines et des tests d'urine.
Les femmes qui acceptent de donner un rein de leur vivant et qui souhaitent devenir enceintes devraient en informer leur médecin afin qu'un suivi plus serré des fonctions rénales soit assuré pendant leur grossesse.
Si vous n'êtes pas en mesure d'être un donneur vivant d'un rein, ou si vous décidez qu'un don vivant d'un rein n'est pas un choix qui vous convient, vous pouvez quand même aider les gens en attente d'une greffe d'organes en enregistrant votre consentement à faire un don. Cliquez ici: http://soyezundonneur.ca. Assurez-vous de faire part de votre décision à votre famille.
Une analyse sanguine permet de déterminer votre constitution génétique en testant les globules blancs pour ce qu'il est convenu d'appeler le système HLA (pour « human leukocyte antigens », ou antigène leucocyte humain). Même si le typage tissulaire demeure important, le développement de médicaments antirejet plus efficaces a considérablement réduit l'importance de tels tests, au point où il est possible de réaliser des transplantations réussies sans un appariement parfait des HLA.
Copyright © 2012 Gift of Life Network. All Rights Reserved.
