Don d'organes

La transplantation d'organes a évolué d'une thérapeutique expérimentale à un traitement de choix pour des milliers d'Ontariens en attente du don de vie. Malheureusement, la disponibilité des organes solides pour la transplantation ne répond pas à la demande et, malgré les efforts, demeure presque inchangée au cours des dix dernières années. Les chiffres en sont la preuve :

Organ Donation

Organes pour la transplantation

Organ Donation

Critères encadrant le don d’organes

Historiquement, le don d’organes n’avait lieu qu’après une mort cérébrale et seul un faible pourcentage des décès se produisant à l’hôpital résultait d’un constat de mort neurologique (mort cérébrale). Certaines estimations font état d’un pourcentage ne dépassant pas 1,5-2 %.

Malheureusement, l’offre d’organes sains pouvant être transplantés n’a jamais satisfait la demande et a, en dépit d’efforts soutenus, plus ou moins stagné au cours de la dernière décennie.

Les deux critères encadrant le don d’organes consécutif à un décès sont les suivants :

  • Détermination neurologique de la mort (DNM)
  • Don après une mort cardiaque (DMC)

Détermination neurologique de la mort

Il est possible de procéder à un don d’organe après un décès lorsqu’une personne est déclarée en état de mort cérébrale, qu’un médecin a déterminé que les organes pouvaient être utilisés à des fins de transplantation et que les proches de la personne décédée ont choisi de maintenir artificiellement en état les organes vitaux sous respirateur afin qu’ils puissent être transplantés. Ce type de don est appelé don consécutif à la détermination neurologique de la mort, lorsqu’une personne est victime d’un traumatisme cérébral dévastateur, comme après un anévrisme, une blessure grave au niveau de la tête ou une attaque cérébrale.

« La mort neurologique est le point final de toute lésion cérébrale entraînant une hypertension intracrânienne incontrôlable et l’arrêt du débit sanguin cérébral. Les causes les plus fréquentes de mort neurologique sont les traumatismes cérébraux, les accidents vasculaires cérébraux et les lésions hypoxiques ischémiques consécutives à un arrêt cardiaque. Le délai entre le traumatisme et le diagnostic de mort neurologique varie de quelques heures à plusieurs jours, en fonction de la gravité du traumatisme initial et de la réaction au traitement. »

Don après une mort cardiaque

Une autre option est le don d’organe après une mort cardiaque. Cette option offre aux familles la possibilité de faire un don lorsque les critères neurologiques de la mort ne sont pas satisfaits et que la décision de mettre un terme au traitement de survie a été prise. Un patient en état de mort cardiaque n’a aucun espoir de survivre ou de retrouver un état fonctionnel lui permettant de s’épanouir. L’option d’effectuer un don d’organe après une mort cardiaque ne peut être envisagée que si le patient ou la famille a décidé, au préalable, de ne plus assurer le maintien des fonctions vitales.

En Europe et aux États-Unis, le don d’organe après une mort cardiaque figure au nombre des options pour les familles depuis plus de trente ans. Au Canada, ce type de don suscite de nouveau l’intérêt du fait de la pénurie actuelle d’organes à transplanter. Les progrès enregistrés au niveau des médicaments et des techniques chirurgicales ont permis d’obtenir de meilleurs résultats pour les receveurs d’un don d’organe après une mort cardiaque. Ces avancées, combinées à la grave pénurie d’organes pouvant être transplantés, font que le don d’organes après une mort cardiaque constitue une option pour les patients et les familles qui sont intéressées à faire un don de vie.

Innovasium Powered by Innovasium