Conseils

Linda Rumble - Whitby

Linda Rumble vit à Whitby avec son mari et ses trois filles depuis 14 ans. Elle a toujours appuyé le don d'organes et de tissus humains et a signé la carte de donneur au dos de son permis de conduire au début des années 80. Le 21 avril 1994, après que son neveu Stuart, âgé de deux ans, eut succombé à des blessures à la tête, ses parents ont accepté que ses organes soient donnés. Son coeur, son foie et ses deux reins ont été transplantés avec succès. Cet acte de grande générosité l'a profondément touchée, si bien qu'elle se sentait littéralement obligée de faire tout ce qu'elle pouvait pour appuyer la cause du don d'organes encore davantage. Elle croit que le soutien et la reconnaissance des donneurs et de leurs familles sont d'une importance capitale.

Roger R. Presseault - Gloucester

Pendant des années, Roger R. Presseault a été très actif au sein de sa communauté pour faire la promotion du don d'organes et de tissus humains. En plus de faire de la promotion pour la sensibilisation au don d'organes et de tissus dans sa communauté, M. Presseault est membre bénévole du comité des transplantations d'organes et de tissus de l'Hôpital général d'Ottawa.

Roger Presseault, maintenant à la retraite, a été directeur national du marketing et des ventes pour la Société canadienne des postes. Il a aussi été président du conseil des arbitres de la Commission de l'assurance-emploi, région d'Ottawa. Présentement, il est membre du conseil d'administration de la Coopérative d'habitation LaFontaine inc. et est président du Conseil régional du Réseau Trillium pour le don de vie de l'est de l'Ontario.

M. Presseault vit à Gloucester avec Claire Gauthier, sa conjointe, avec qui il est marié depuis 23 ans, et avec ses deux enfants, Marc-André, 20 ans, et Sophie, 17 ans. Il est membre d'une famille de donneurs.

Sue Morrison - London

Sue et son conjoint Bill sont tombés amoureux l'un de l'autre à l'école secondaire. Ils se sont mariés en 1988 et ont eu deux superbes enfants, Alexander, 7 ans, et Victoria 5 ans. Le 28 août 1998, à l'âge de 33 ans, Bill est décédé subitement. Sue sera toute sa vie reconnaissante d'avoir eu la possibilité de donner les organes de Bill : « Le cadeau de la vie que Bill a pu faire aux autres est devenu un cadeau pour moi aussi ». Ce don s'est transformé chez elle en passion et lui a donné une autre raison de vivre.

Sue a en effet eu le privilège de participer à quelques-unes des activités de sensibilisation aux dons d'organes organisées par le programme de transplantation du London Health Sciences Centre. Parmi ces activités, elle a pu raconter son histoire à des étudiants de niveau secondaire de plusieurs écoles de London lors de la cérémonie de reconnaissance du Garden of Life au centre-ville de London et participer au programme de cours des écoles secondaires. Sue a aussi été bénévole au Sarnia Organ Donor Awareness Group en tant que directrice de l'éducation et des communications, poste qu'elle a occupé pendant trois ans.

Sue Diotte - Arnprior

Le 16 juin 2001, Sarah, 16 ans, fille de Sue Diotte, est heurtée par une voiture alors qu'elle rentrait d'une fête de fin de l'année scolaire. Blessée mortellement, elle est déclarée cliniquement morte à son arrivée à l'hôpital d'Arnprior.

Sue et ses deux filles, Sarah et Katie, avaient déjà discuté entre elles du don d'organes, deux ans auparavant. Toutes avaient signé des cartes de donneurs. Déjà, à 14 et 12 ans, Sarah et Katie portaient fièrement leur carte avec elles partout où elles allaient et n'hésitaient pas à soutenir le don d'organes en toute occasion. Deux ans plus tard, devant sa fille sur le point de mourir, Sue a eu la possibilité de faire quelque chose pour Sarah, une chose que sa fille souhaitait et qui allait changer pour toujours la vie de quatre autres jeunes personnes. Sarah deviendrait donneuse de tissus et d'organes, à l'âge de 16 ans seulement et contribuerait à sauver la vie ou à améliorer celle de plusieurs autres personnes. Les cornées de Sarah ont été données à une petite fille de deux mois et à un jeune homme de 23 ans aux prises avec une maladie évolutive des yeux. On a utilisé les valves du c'ur de Sarah pour des opérations qui ont permis de sauver la vie à deux jeunes personnes.

Les membres de la famille de Sarah devaient bien sûr composer avec la tragédie que représentait sa disparition, mais a trouvé la paix et le bien-être en réalisant quel cadeau inestimable cette belle jeune fille avait été en mesure d'offrir et, surtout, que ce cadeau était quelque chose qu'elle SOUHAITAIT offrir, ce qui en faisait un geste d'autant plus noble pour eux. Le cadeau offert par Sarah a eu un impact dans la vie de ses compagnons de classe et de ses amis d'Arnprior. La plupart des élèves qui connaissaient Sarah ont maintenant signé leur carte de donneur et continuent de sensibiliser les autres au don d'organes et de tissus. Sarah est vraiment devenue une sorte d'héroïne et, à sa manière, elle vivra pour toujours.

Quant à Sue, elle prend régulièrement la parole en public pour parler du cadeau de vie qu'a fait Sarah et elle continue de propager le message du don de la vie. Elle prononce aussi des conférences au nom des Mères contre l'alcool au volant (MADD Canada) sur les dangers de l'alcool et des fêtes d'adolescents où l'alcool coule à flots. Un prix en création littéraire a été créé à la mémoire de Sarah et porte le nom de Yellow Butterfly Scholarship. Il permet de remettre 500 $ par an à un diplômé ou une diplômée de 12e année de l'école de Sarah. Le Yellow Butterfly Fund a aussi permis de décerner des bourses aux élèves de la 9e à la 11e année, dans le cadre de concours de poésie.

Sue se passionne pour les jeunes de même que pour la sensibilisation au don d'organes, qui la garde active au sein de sa communauté de même que dans toute la région d'Ottawa.

Mark et Michelle Kennedy - Ottawa

À l'automne 2002, Paul, le frère de Mark et de Michelle meurt tragiquement dans un accident de voiture survenu à son travail. Il n'avait que 22 ans au moment de l'accident.

La famille est alors confrontée à l'inimaginable - le décès du plus jeune membre de la famille. Heureusement, Paul a pu faire le don de huit de ses organes et contribuer à améliorer la vie d'autres personnes. En un sens, la générosité dont Paul faisait preuve dans sa vie de tous les jours se perpétuait après sa mort. Il était en mesure d'offrir le don de la vie. Même si la perte du cadet de la famille laissait un grand vide dans la vie des Kennedy, une partie du vide laissé par Paul a pu être comblé par le fait que huit personnes auront une vie meilleure grâce à lui. Le don d'organes et de tissus les a touchés droit au coeur et est devenu une question à laquelle tout le monde devrait être sensibilisé. Heureusement, les Kennedy avaient discuté à maintes reprises de la question du don d'organes et de tissus. S'il en avait été autrement, il n'aurait pas accédé au souhait de Paul. Aujourd'hui, leur objectif est de sensibiliser encore davantage de gens au don de tissus et d'organes par le biais d'événements et de campagnes, de discussions et d'une course/marche annuelle qui a lieu chaque année en mai à la mémoire de Paul.

Carrie Hill - Vittoria

Je suis mère de trois garçons. Il y a trois ans, Shaune, mon aîné, a été victime d'un accident de voiture qui lui a coûté la vie. J'avais eu une brève conversation avec lui à propos du don d'organes et je lui avais indiqué ce que je souhaitais. Il m'avait alors dit que, s'il venait à mourir, il aurait plus besoin de ses organes et qu'il ferait donc la même chose. Je suis sûre qu'il y a pensé davantage après cette conversation. Pourtant, à peine deux mois plus tard, c'est moi qui devais prendre la décision pour lui. Quand il était au secondaire, il faisait de la lutte à l'échelle de l'Ontario et il était très fier de sa forme physique. Nous savions qu'il aurait été dommage de ne pas faire don de ses organes en bonne santé. Six personnes ont vécu grâce à son don. Cette nouvelle a réconforté toute notre famille et l'a soutenu dans son deuil.

Je me suis rendue dans les écoles secondaires locales afin de dire aux jeunes qu'ils devaient en parler avec leurs familles et leurs amis. Je ne sais pas si j'aurais pris la même décision si je n'avais pas eu cette discussion avec Shaune. Ce jour-là, notre vie a complètement changé. Venir en aide aux autres soulage notre douleur.

Margaret Hajdinjak - Thunder Bay

Je me suis intéressée au don d'organes et de tissus, ainsi qu'au don de la vie, il y a cinq ans lorsque mon frère Terry a été tué dans un accident tragique. On nous a dit qu'il était en état de mort cérébral et, à titre de famille, nous avons décidé de donner ses organes. Nous n'avions jamais pensé au don d'organes auparavant et nous nous trouvions subitement devant la décision de venir en aide aux autres. À la suite de cet accident, d'autres familles ont reçu le don de la vie. Toute notre famille s'est rendu compte à quel point la décision que nous avions prise était importante, même au moment de notre perte. En quelque sorte, le fait qu'un certain élément de la vie de Terry se prolongeait nous a soutenus dans notre deuil.

Au cours des cinq dernières années, notre famille a participé à la « Course à la vie de Thunder Bay » en mémoire de mon frère. Lorsqu'on m'a demandé de faire partie du Conseil, j'ai pensé que ce serait un bon moyen de raconter mon histoire et de perpétuer la mémoire de mon frère, tout en sensibilisant les autres au don d'organes et de tissus.

Je travaille comme éducatrice de la petite enfance et je donne des cours dans notre collège local à temps partiel. Je suis mariée depuis 28 ans et j'ai deux petits-enfants. Nous avons discuté du don d'organes avec eux et ils ont signé leur carte de donneur. C'est un honneur de faire partie du Conseil consultatif des familles de donneurs et je me réjouis à l'idée de mieux sensibiliser nos communautés.

Nancy Lee Doige et Dale Doige - Aurora

Nancy Lee Doige et Dale Doige vivent à Aurora, Ontario, où ils préparent un programme d'éducation national sur le don d'organes et la transplantation destiné aux élèves de la 5e à la 8e année. Le programme d'éducation « Don de la vie » est actuellement dans 7500 écoles réparties dans tout le Canada. Nancy et Dale ont consacré de nombreuses d'heures à mieux faire connaître le don et les greffes d'organes en allant parler dans les écoles, à la radio et à la télévision, ainsi que par le biais d'articles dans les revues, etc. D'autre part, Nancy a publié une histoire intitulée « Ryan's Hope in 'Chicken Soup for the Canadian Soul' and 'Conscious Women, Conscious Lives' ». Nancy s'appuie sur son éducation en études familiales à l'Université Tyerson, son travail avec les enfants dans les écoles élémentaires, Dale sur ses années d'encadrement des enfants, et les deux sur l'histoire bouleversante de la mort de leur fils Ryan. Ils sont aussi membres du Conseil consultatif des familles de donneurs, affilié au Réseau Trillium pour le don de la vie. Rendez-leur visite à www.d.doige@aci.on.ca ou www.giftoflife.on.ca




Le ruban vert
On lui conseille que vous faite brancher le flash de Macromedia pour une expérience optimale de visionnement.
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